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Aides Alzheimer : les dispositifs en France pour votre proche et vous

Plusieurs aides existent en France quand un parent vit avec la maladie d'Alzheimer : la prise en charge à 100 % des soins liés à la maladie, l'APA pour financer l'aide à domicile, et des droits pour les proches aidants qui travaillent. Voici qui peut en bénéficier, auprès de qui les demander et ce qu'elles couvrent, d'après les sites officiels consultés en septembre 2026.

Un couple âgé, assis sur un canapé, examine ensemble des papiers.
Photo : Vitaly Gariev, Unsplash

À retenir

  • La maladie d'Alzheimer relève de l'affection de longue durée n° 15 : les soins liés à la maladie sont pris en charge à 100 % sur la base du tarif de la Sécurité sociale.
  • L'APA à domicile s'adresse aux personnes de 60 ans et plus classées en GIR 1 à 4 ; elle se demande auprès des services du département.
  • Un salarié peut prendre un congé de proche aidant, indemnisé par l'AJPA : 66,64 € par jour au 1er janvier 2026, dans la limite de 66 jours par proche aidé.
  • Le point d'information local (CLIC, point info autonomie) aide gratuitement à repérer les aides et à monter les dossiers.

L'affection de longue durée : les soins pris en charge à 100 %

La maladie d'Alzheimer fait partie des affections de longue durée (ALD) : c'est l'ALD n° 15, « maladie d'Alzheimer et autres démences », selon la Haute Autorité de santé. Ce statut ouvre droit à une prise en charge à 100 % des soins liés à la maladie, sur la base du tarif de la Sécurité sociale.

La démarche part du médecin, souvent le médecin traitant. Il remplit un formulaire appelé « protocole de soins », qui liste les soins et traitements nécessaires. Le médecin de l'Assurance Maladie donne ensuite son accord. D'après ameli.fr, l'ALD est enregistrée dans les 48 heures suivant la réception du protocole.

Gardez ce document avec les papiers de votre parent. Pour mieux comprendre la maladie elle-même, voyez notre article qui explique la maladie d'Alzheimer simplement.

L'APA à domicile : pour qui, et où la demander ?

L'allocation personnalisée d'autonomie (APA) aide à payer les dépenses qui permettent de continuer à vivre chez soi : aide à domicile, accueil de jour, aides techniques, portage de repas. Elle est versée par le département. Service-public.fr fixe quatre conditions :

  • avoir au moins 60 ans ;
  • être en perte d'autonomie, mesurée par la grille AGGIR du GIR 1 (la plus forte) au GIR 6 (la plus faible). Seuls les GIR 1 à 4 ouvrent droit à l'APA ;
  • résider en France de façon stable ;
  • ne pas percevoir certaines aides non cumulables, comme la prestation de compensation du handicap ou les aides des caisses de retraite.

La demande se fait auprès des services du département, en ligne ou avec le formulaire cerfa n° 16301, selon le département. Un professionnel de l'équipe médico-sociale vient ensuite au domicile pour évaluer les besoins et proposer un plan d'aide. Le département doit décider dans les 2 mois suivant la réception du dossier complet. La fiche APA de service-public.fr détaille la démarche.

La demande d'APA, pas à pas
  1. Déposer la demandeAuprès des services du département, en ligne ou avec le formulaire cerfa n° 16301, selon le département.
  2. La visite à domicileUn professionnel de l'équipe médico-sociale évalue les besoins et propose un plan d'aide.
  3. La décision du départementElle intervient dans les 2 mois suivant la réception du dossier complet.2 mois au plus

Source : Service-Public.fr.

Combien ?

Le plan d'aide ne peut pas dépasser un plafond mensuel qui dépend du GIR. Au 1er janvier 2026, selon pour-les-personnes-agees.gouv.fr, il est de 2 080,33 € en GIR 1, 1 682,30 € en GIR 2, 1 215,99 € en GIR 3 et 811,52 € en GIR 4. Une participation reste à la charge de la personne selon ses ressources : elle est nulle pour les revenus les plus modestes et peut atteindre 90 % du plan d'aide pour les plus élevés.

Plafond mensuel du plan d'aide APAAu 1er janvier 2026, selon le degré de perte d'autonomie (GIR)
  • GIR 12 080,33 €
  • GIR 21 682,30 €
  • GIR 31 215,99 €
  • GIR 4811,52 €
  • GIR 5 et 6Pas d'APALes caisses de retraite peuvent aider : ménage, courses, téléassistance, adaptation du logement.

Source : pour-les-personnes-agees.gouv.fr. Une participation, de 0 à 90 % du plan d'aide selon les ressources, reste à la charge de la personne.

Si votre parent a moins de 60 ans, l'APA n'est pas accessible. Renseignez-vous alors auprès de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées) sur la prestation de compensation du handicap.

Congé de proche aidant et AJPA : des droits pour la famille qui travaille

Le congé de proche aidant permet à un salarié de suspendre ou de réduire son travail pour accompagner un parent en perte d'autonomie. Sans accord collectif qui prévoit autre chose, il dure 3 mois au plus, renouvelable, dans la limite d'un an sur toute la carrière. L'employeur ne peut pas le refuser.

Non payé par l'employeur, sauf accord contraire, il peut être indemnisé par l'allocation journalière du proche aidant (AJPA) :

L'AJPA en quatre repères
  • 66,64 €par jour au 1er janvier 2026, et la moitié par demi-journée
  • 66 jourspar proche aidé, et au plus 4 proches sur toute la carrière
  • GIR 1 à 4pour la personne aidée, ou un taux d'incapacité d'au moins 80 %
  • CAFqui la verse, ou la MSA pour le régime agricole

L'AJPA concerne aussi les travailleurs indépendants et les demandeurs d'emploi indemnisés. Sur le repos des aidants, lisez notre article sur l'épuisement et le répit de l'aidant.

Aide à domicile, caisses de retraite, carte mobilité : les autres soutiens

Employer une aide à domicile ouvre droit à un crédit d'impôt de 50 % des dépenses. Pour les dépenses de 2026, service-public.fr indique un plafond de 12 000 € par an dans le cas général, majoré dans certaines situations, après déduction des aides reçues comme l'APA.

Point utile pour les enfants : il vaut aussi pour un emploi au domicile d'un parent qui perçoit l'APA, mais ne se cumule pas avec la déduction d'une pension alimentaire versée à ce parent.

Les caisses de retraite aident surtout les retraités classés en GIR 5 ou 6, exclus de l'APA : ménage, courses, téléassistance, adaptation du logement. Ces aides ne se cumulent pas avec l'APA pour une même dépense.

Enfin, la carte mobilité inclusion (CMI) facilite les déplacements : mention « stationnement », « priorité » ou « invalidité ». Elle peut être demandée dans le même dossier que l'APA. Pour une personne qui perçoit l'APA et relève du GIR 1 ou 2, elle est attribuée de manière définitive.

Accueil de jour et hébergement temporaire : que reste-t-il à payer ?

L'accueil de jour et l'hébergement temporaire (un court séjour en établissement ou en famille d'accueil) peuvent être financés en partie ou en totalité par l'APA à domicile, s'ils sont inscrits dans le plan d'aide.

Au-delà du plafond de l'APA, quand le proche aidant est jugé « indispensable », deux enveloppes existent :

  • pour le répit de l'aidant : jusqu'à 583,52 € par an en 2026 ;
  • en cas d'hospitalisation de l'aidant : jusqu'à 1 159,32 € par hospitalisation en 2026.

Le reste à charge varie selon la structure et les ressources. Certaines caisses de retraite, complémentaires santé ou mairies peuvent l'alléger, tout comme l'aide sociale à l'hébergement (ASH), sous conditions de revenus, dans les lieux habilités.

Où se renseigner près de chez vous ?

Le point d'information local dédié aux personnes âgées accueille gratuitement les familles. Selon les départements, il s'appelle CLIC (centre local d'information et de coordination gérontologique), point info autonomie ou service senior.

  • Les services du département instruisent l'APA. Certains départements ont une maison départementale de l'autonomie, qui les réunit avec la MDPH.
  • Le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr propose les annuaires des points d'information, des accueils de jour et des plateformes de répit.
  • Service-public.fr détaille chaque aide et le guichet compétent.

Les montants et les règles de cet article ont été vérifiés en septembre 2026 sur les sites officiels. Ils évoluent régulièrement : vérifiez-les avant toute démarche. Et si vous vivez loin de votre parent, notre article pour garder le lien à distance peut vous aider à vous organiser.

Cet article informe et oriente ; il ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un professionnel qui connaît votre proche. Rédigé par l'équipe Au fil du jour à partir des sources citées ci-dessous.

Questions fréquentes

Mon parent est classé en GIR 5, a-t-il droit à une aide ?

Il ne peut pas recevoir l'APA, réservée aux GIR 1 à 4. En revanche, sa caisse de retraite peut proposer des aides pour la vie quotidienne : aide au ménage, courses, téléassistance ou conseils pour adapter le logement. Pour les retraités du régime général, de la fonction publique d'État ou de la MSA, la demande se fait avec le formulaire de demande d'aides à l'autonomie à domicile. Si ses besoins augmentent, une demande d'APA pourra être déposée auprès du département.

L'APA doit-elle être remboursée sur la succession ?

Non. Selon service-public.fr, les sommes versées au titre de l'APA ne sont pas récupérables sur la succession de la personne, ni auprès d'un légataire, d'un donataire ou du bénéficiaire d'une assurance-vie. En revanche, une participation financière peut rester à la charge de la personne chaque mois, calculée selon ses ressources et le montant de son plan d'aide.

Je suis retraité et j'aide ma mère, puis-je toucher l'AJPA ?

Non, si vous n'avez plus aucune activité professionnelle : l'AJPA compense une perte de revenu d'activité. Si vous travaillez en plus de votre retraite et que vous réduisez ou cessez ce travail pour aider votre mère, vous pouvez y avoir droit. Pour votre propre répit, renseignez-vous sur l'accueil de jour, l'hébergement temporaire et les plateformes d'accompagnement et de répit.

Sources

  1. Allocation personnalisée d'autonomie (Apa) — Service-public.fr
  2. Ce qui change au 1er janvier 2026 — Pour les personnes âgées (CNSA)
  3. Congé de proche aidant — Service-public.fr
  4. Crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile — Service-public.fr
  5. Comment faire une demande de prise en charge en affection longue durée (ALD) ? — Assurance Maladie (ameli.fr)
  6. Les aides en accueil de jour — Pour les personnes âgées (CNSA)

Sources consultées en septembre 2026. Les règles et montants évoluent : vérifiez auprès de l'organisme concerné.

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